Que se passe-t-il quand on tombe en panne avec un véhicule électrique ?
Mercredi, 31 décembre 2025
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Que se passe-t-il quand on tombe en panne avec un véhicule électrique ?

La panne sèche est sans doute la hantise numéro un qui freine encore les nouveaux conducteurs. On s’imagine tous arrêté au milieu de nulle part, avec une batterie vide et sans aucune solution de secours immédiate. Pourtant, les statistiques de...

La panne sèche est sans doute la hantise numéro un qui freine encore les nouveaux conducteurs. On s’imagine tous arrêté au milieu de nulle part, avec une batterie vide et sans aucune solution de secours immédiate. Pourtant, les statistiques de 2025 racontent une histoire bien différente et beaucoup moins dramatique. Mob-E a voulu savoir ce qui cause vraiment les pannes d’aujourd’hui et surtout comment on s’en sort concrètement si le tableau de bord finit par s’éteindre.

Ce n’est pas la grosse batterie qui lâche en général, mais c’est la petite

C’est le grand paradoxe technique de la voiture électrique moderne. On craint toujours pour la batterie de traction qui fait rouler la voiture, mais la réalité du terrain est tout autre. Selon les données massives de l’ADAC pour l’année 2025, près de 50 % des pannes proviennent en réalité de la petite batterie accessoire de 12 Volts. Oui vous ne rêvez pas, c’est exactement la même technologie au plomb ou au lithium que celle que l’on trouve sur une voiture thermique classique et elle reste le talon d’Achille des véhicules les plus sophistiqués.

Il faut bien comprendre, en revanche, que cette petite batterie est absolument indispensable, car elle sert à alimenter les accessoires et surtout à fermer les contacteurs du système principal. Si elle se retrouve vide ou défaillante, la voiture refuse alors de démarrer, même si votre grosse batterie est pleine à 100 %. En regardant les statistiques, Mob-E a constaté que ce type de situation est souvent lié aux systèmes connectés, qui consomment de l’énergie à l’arrêt pour les mises à jour ou à un plafonnier resté allumé par inadvertance.

La bonne nouvelle reste que la panne mécanique lourde, qui n’est pas liée aux batteries, est beaucoup plus rare en électrique qu’en thermique. En moyenne, un moteur thermique compte entre 500 et 1000 pièces en mouvement selon sa complexité, alors qu’à contrario, un véhicule électrique n’en compte que 10 à 50. Il y a donc statistiquement beaucoup moins de risques de défaillance mécanique majeure.

Schéma comparant la batterie de traction et la batterie accessoire 12V responsable des pannes.

La réserve et les alertes, aujourd’hui impossible d’être surpris

Tomber en panne d’énergie totale est devenu un véritable exploit d’étourderie en 2025. Les véhicules modernes comme ceux de la gamme Mercedes-Benz ou MG Motor disposent de systèmes d’alerte très performants et parfois même insistants pour vous éviter le pire. La voiture calcule votre consommation en temps réel et vous prévient bien avant le zéro pourcent critique, en vous proposant de naviguer le plus rapidement possible vers la borne de recharge la plus proche.

Si vous choisissez d’ignorer ces alertes répétées, le véhicule passe alors en mode dégradé, souvent appelé « mode tortue ». La puissance du moteur est alors bridée pour économiser l’énergie restante et vous permettre de rouler encore un peu plus.

De plus, il existe souvent un tampon de sécurité caché dans la gestion électronique de la batterie. Cette réserve technique, inaccessible en temps normal, permet parfois de parcourir quelques kilomètres ultimes à vitesse réduite pour se mettre en sécurité sur le bas-côté, ou de rejoindre la borne la plus proche, plutôt que de s’arrêter net au milieu de la voie de circulation.

Chronologie des alertes de batterie faible et activation du mode tortue sur un véhicule électrique.

Et si ça arrive vraiment ? Quelles sont les solutions d’assistance disponibles en 2025

Si malgré toutes ces sécurités l’immobilisation survient, l’assistance est désormais parfaitement orchestrée et réactive. Le remorquage sur autoroute est encadré par des tarifs réglementés précis en France. Il faut toutefois noter une subtilité importante, car de nombreux véhicules électriques, comme les grands SUV, dépassent le seuil des 1,8 tonne. Ils basculent alors dans une catégorie tarifaire légèrement supérieure, qui tourne autour de plus de 180 € TTC pour un dépannage de jour en semaine, contre près de 150 € pour un véhicule plus léger.

Mais la grande nouveauté de 2025 est l’arrivée massive des solutions de recharge mobile. Certaines assistances constructeurs, notamment chez MG ou via des partenaires spécialisés comme ARC Europe, peuvent envoyer une dépanneuse équipée d’un « booster ».

C’est une grosse batterie tampon qui permet alors de réinjecter de l’énergie directement sur place, sans bouger le véhicule. En 20 à 30 minutes, elle vous redonne 15 à 20 kilomètres d’autonomie. Plus besoin de monter alors la voiture sur un plateau, car on repart par la route jusqu’à la prochaine station, ce qui simplifie énormément l’intervention.

Définition d'un booster de recharge mobile pour dépanner une voiture électrique sans remorquage.

La maintenance prédictive, quand la voiture anticipe votre problème

Une autre évolution majeure de 2025 joue en votre faveur et c’est celle de la maintenance prédictive. Contrairement à une voiture thermique qui s’use parfois en silence jusqu’à la rupture d’une pièce mécanique, le véhicule électrique est un véritable ordinateur connecté. Les modèles récents comme ceux de Mercedes-Benz ou de Leapmotor surveillent en permanence l’état de santé de leurs composants clés grâce à des capteurs électroniques.

Concrètement, cela signifie que la voiture est capable de détecter une baisse de tension anormale sur la fameuse batterie de 12 Volts ou une micro-anomalie sur une cellule, bien avant que la panne ne survienne réellement.

Vous recevez alors une notification sur votre tableau de bord ou directement sur votre smartphone, vous invitant à passer à l’atelier pour un contrôle préventif. Cette capacité à anticiper la défaillance permet de transformer une potentielle immobilisation stressante sur le bord de la route en un simple rendez-vous d’entretien planifié.

Le pneumatique, l’autre point de vigilance à surveiller

Il existe une dernière source de panne qu’il ne faut surtout pas négliger car elle devient fréquente. Avec le poids élevé des batteries et le couple instantané du moteur électrique qui arrive dès le démarrage, les pneumatiques sont bien plus sollicités qu’avant. Les statistiques montrent un taux d’incident légèrement plus élevé sur ce point précis par rapport aux véhicules thermiques, atteignant plus d’une panne pour 1000 véhicules. Mais il est important de souligner que, malgré cela, ces cas restent isolés et ne constituent pas une généralité pour l’ensemble du parc de véhicules.

Une crevaison sur un véhicule de plus de deux tonnes comme un Mercedes-Benz EQE peut être complexe à gérer seul sur le bord de la route, d’autant que la roue de secours a souvent disparu au profit d’un kit de réparation utile certes, mais qui peut parfois se révéler incomplet suivant le cas de figure

Mob-E vous préconise de vérifier la pression des pneus au moins à chaque changement de saison, en raison des différences de températures. En moyenne, un pneu perd entre 0,1 et 0,2 bar par mois, il est donc important de contrôler régulièrement la pression de ses pneumatiques. Petit rappel, la pression des pneus se vérifie toujours à froid. Il faut avoir roulé moins de 3 km, afin d’être sûr d’avoir une lecture réelle et pertinente de la pression de l’ensemble des pneus.

Arbre décisionnel des solutions de dépannage pour voiture électrique : batterie 12V, panne sèche ou crevaison.

Toute une mécanique simplifiée, qui joue finalement en votre faveur

Après avoir passé en revue ces différents points de vigilance, il est essentiel de prendre un peu de recul pour regarder la situation dans son ensemble. Si les pneus ou la batterie 12 Volts demandent une attention nouvelle, la réalité structurelle joue largement en votre faveur. Le véhicule électrique reste mécaniquement bien plus fiable que son homologue thermique sur le long terme

Les statistiques de 2025 le confirment avec un taux de panne global de 3,8 pour 1000 contre près de 9,4 pour les voitures classiques. L’absence de courroie de distribution, de turbo, d’injecteurs ou de boîte de vitesses complexe élimine la grande majorité des causes d’immobilisation lourdes que nous connaissons tous.

Finalement la panne n’est plus une fatalité irréversible, mais devient une exception qui relève souvent du petit bug électroniquerapidement corrigé. Avec en plus des véhicules qui, de plus en plus, s’auto diagnostiquent eux-mêmes et des réseaux d’assistance désormais équipés de solutions mobiles, l’incident devient une simple péripétie qui vous permet de rouler durablement, l’esprit tranquille.

* Les informations de cet article sont basées sur les données publiques disponibles en 2025. Les tarifs et dispositifs peuvent varier selon la localisation et les fournisseurs.