L’électrique d’occasion, nouveau réflexe des conducteurs avertis
Lundi, 15 décembre 2025
Voitures
Article
Multi-marques
Voitures
Actualité

L’électrique d’occasion, nouveau réflexe des conducteurs avertis

Acheter une voiture électrique d’occasion séduit de plus en plus d’automobilistes. Les modèles récents arrivent désormais sur le marché secondaire, les prix deviennent plus accessibles et les garanties inspirent confiance. En 2025, l’électrique d’occasion n’est plus un pari, mais est...

Acheter une voiture électrique d’occasion séduit de plus en plus d’automobilistes. Les modèles récents arrivent désormais sur le marché secondaire, les prix deviennent plus accessibles et les garanties inspirent confiance. En 2025, l’électrique d’occasion n’est plus un pari, mais est bel et bien devenu une option rationnelle privilégiée par des conducteurs attentifs à leurs dépenses, mais aussi à leur impact environnemental. Alors Mob-E a enfilé pour vous ses gants d’enquêteur et s’est faufilé dans les allées des concessions pour voir ce qui se trame vraiment sur le marché de la seconde main.

Un marché de l’électrique d’occasion en plein essor

Le marché de l’occasion électrique connaît en 2025 une croissance spectaculaire. Mob-E observe que les ventes progressent fortement et que le véhicule électrique n’est plus une exception dans les concessions. D’après les données de AAA Data et de Journal Auto, plus de 160 000 véhicules électriques ont changé de main cette année, contre environ 117 000 en 2024. Cela représente une hausse de plus de 35% en un an et une part de marché de 5% dans l’ensemble des ventes d’occasion. Autrement dit, le véhicule électrique d’occasion s’installe désormais comme une catégorie à part entière et non plus comme un sujet de niche.

Cette progression s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, la montée en puissance du parc de véhicules neufs, avec davantage de modèles sur les routes, qui crée un flux naturel de revente. Les premières fin de location ou de leasing arrivent à maturité, ce qui alimente le stock de véhicules récents disponibles à bon prix. Ensuite, les professionnels de l’automobile se sont aussi adaptés à cette nouvelle demande. Ils proposent désormais des programmes de reprise, de garantie et de reconditionnement similaires à ceux du marché thermique, mais spécifiquement calibrés pour l’électrique.

Et pour les acheteurs, le résultat est donc visible. L’offre est plus large, les prix mieux positionnés et les véhicules plus transparents quant à leur historique. Mob-E y voit le signe d’un marché devenu mature, plus lisible et plus rassurant pour quiconque envisage de passer à l’électrique d’occasion.

Graphique illustrant la hausse des ventes de voitures électriques d'occasion en France entre 2024 et 2025, passant de 117 000 à 160 000 unités (+36,7%).

Des prix qui se stabilisent et un marché devenu plus lisible

Après plusieurs années de variations importantes, les prix des véhicules électriques d’occasion atteignent un niveau d’équilibre. En 2025, le prix moyen tourne autour de 23 000 €, soit une baisse de près de 13% par rapport à 2024, toujours selon les données de AAA Data et L’Argus. Cette correction naturelle du marché s’explique par la multiplication des modèles disponibles, l’arrivée de nouvelles marques compétitives et la maturité croissante du parc roulant.

Cette stabilisation est donc une bonne nouvelle pour les acheteurs. Elle signifie que l’on peut désormais trouver un véhicule récent, bien entretenu et encore sous garantie à un tarif comparable à celui d’une citadine thermique bien équipée. Curieux, Mob-E s’est amusé à comparer plusieurs modèles comme la MG4 Standard qui se négocie autour de 17 500 € après trois ans d’usage, tandis qu’une Mercedes EQA 250 avoisine 32 000 € dans les mêmes conditions. Ces écarts reflètent moins une perte de valeur qu’un ajustement logique entre l’autonomie, les équipements et la réputation de chaque marque.

Et les professionnels du secteur confirment eux aussi cette tendance. Les délais moyens de revente diminuent, passant sous les 140 jours et les stocks de véhicules électriques deviennent de plus en plus variés. On observe même une légère reprise des ventes entre particuliers, signe d’une confiance retrouvée dans la fiabilité des véhicules. Mob-E en conclut que le marché entre désormais dans une phase de stabilité durable, où chacun peut acheter plus sereinement et avec des repères clairs.

Les vérifications essentielles avant de passer à l’électrique d’occasion

Mais avant de se lancer, mieux vaut savoir où porter son attention. Acheter une voiture électrique d’occasion ne se résume pas à simplement vérifier la carrosserie ou le carnet d’entretien. En suivant quelques acheteurs en quête de la perle rare, Mob-E a vite compris que tout se joue essentiellement sur trois points clés, celui de la batterie, de la recharge et de l’usage réel du véhicule. Ces éléments influencent directement la performance, l’autonomie et la valeur à long terme du modèle.

Le premier réflexe consiste à demander un rapport d’historique complet. Il indique le nombre de recharges rapides effectuées, la moyenne de kilomètres parcourus par an et le type d’usage du précédent propriétaire. Mob-E vous recommande d’y prêter une attention particulière, car un véhicule qui roule surtout sur autoroute vieillit différemment d’un modèle utilisé en ville.

Vient ensuite le contrôle du State of Health, ou SOH. C’est un indicateur simple qui montre la capacité réelle de la batterie par rapport à son niveau d’origine. Mob-E vous conseille, là aussi, de vérifier que le SOH reste au-dessus de 85%, un seuil courant pour un véhicule récent. En dessous de 70%, la performance commence à baisser, mais en règle générale, ce niveau n’est atteint qu’après de longues années d’usage.

Cet indicateur permet donc de savoir si la batterie conserve encore une bonne autonomie. Dans la majorité des cas, les véhicules récents affichent un SOH supérieur à 85%, ce qui est tout à fait normal après plusieurs années d’usage. Les constructeurs estiment qu’une batterie reste performante jusqu’à 70% de sa capacité initiale, un seuil qui n’est généralement atteint qu’après plus de 10 ans.

Enfin, il faut aussi vérifier la compatibilité de recharge. Certains anciens modèles ne disposent pas du même type de connecteur (CCS, Type 2) ou limitent la puissance à 50 kW. Mob-E nous rappelle que ce point est essentiel pour ceux qui roulent souvent sur de longues distances. En suivant ces vérifications, l’achat devient alors plus simple et plus clair, même pour l’achat d’un premier véhicule électrique.

Schéma en 4 étapes pour acheter une voiture électrique d'occasion : vérification de l'historique, contrôle de l'état de santé de la batterie (SOH), test de charge et validation de la garantie constructeur.

Les garanties constructeur, pilier de la confiance dans ce marché de l’occasion

L’un des grands atouts du véhicule électrique d’occasion réside dans la solidité des garanties constructeur, souvent bien supérieures à celles proposées sur les modèles thermiques. En 2025, la plupart des marques couvrent la batterie pendant 7 ou 8 ans et parfois jusqu’à 160 000 kilomètres, avec un remplacement assuré si la capacité descend sous un certain seuil. Ces engagements jouent un rôle essentiel pour rassurer les acheteurs et maintenir la valeur du véhicule dans le temps.

Chez MG par exemple, la garantie s’étend sur 7 ans ou 150 000 kilomètres et inclut à la fois le véhicule complet et la batterie. Le constructeur Mercedes-Benz propose, quant à lui, une couverture de 8 ans ou 160 000 kilomètres, assortie d’un programme Certified qui ajoute 2 années supplémentaires de garantie sur les véhicules reconditionnés. Jeep, de son côté, remplace la batterie si son State of Health tombe sous 70% pendant la période couverte. Mob-E constate que ces garanties ne sont pas que des arguments marketing, elles traduisent bel et bien la confiance des constructeurs dans la durabilité de ces technologies.

Les études de l’Avere France, de L’Argus et des réseaux constructeurs vont également dans ce sens, en indiquant que le taux de défaillance d’une batterie reste infime avec 0,1% sur les modèles récents et que les batteries conservent plus de 85% de leur capacité après plusieurs années. Dans des conditions normales d’usage, leur durée de vie dépasse souvent 15 ans.

Pour les acheteurs, cela signifie qu’un véhicule de 3 ou 4 ans conserve encore quasiment toute son autonomie d’origine, tout en restant couvert par une garantie solide. C’est ce socle de confiance qui transforme le marché de l’électrique d’occasion en un choix raisonné, fiable et durable, bien loin de l’incertitude qui entourait les premières générations.

Tableau comparatif des garanties batterie pour les véhicules d'occasion MG, Mercedes et Jeep, détaillant la durée, le kilométrage et le seuil de remplacement (SOH).

Un marché désormais porté par beaucoup de professionnels

Le succès du véhicule électrique d’occasion repose aussi sur la montée en puissance des professionnels. En 2025, ils assurent plus des trois quarts des ventes, toujours selon AAA Data, avec des véhicules reconditionnés, contrôlés et garantis avant la mise en circulation. Cette évolution change tout, car elle apporte de la transparence et de la sécurité dans un marché qui, il y a encore peu, manquait de repères suffisamment clairs.

Les concessionnaires et les plateformes spécialisées réalisent aujourd’hui des diagnostics complets avant la revente. Ils contrôlent la batterie, la puissance de charge, les logiciels embarqués et l’historique des entretiens. Les programmes comme Mercedes Certified ou MG Approved illustrent ce virage qualitatif, avec des standards comparables à ceux du neuf. Les acheteurs accèdent ainsi à des véhicules testés, garantis et traçables, souvent assortis d’un suivi numérique détaillé.

Et cette professionnalisation bénéficie aussi à l’environnement. Les batteries présentant une capacité réduite sont désormais réutilisées pour du stockage d’énergie, via des acteurs soutenus par l’Ademe. Cette démarche renforce la logique d’économie circulaire et donne une seconde vie utile aux composants de ces batteries. Le marché gagne ainsi en responsabilité et en cohérence, preuve que l’électrique d’occasion s’impose comme un segment crédible et durable.

L’électrique d’occasion, le nouveau choix des conducteurs pragmatiques

En quelques années, le véhicule électrique d’occasion est passé d’un pari incertain à un choix véritablement réfléchi pour un grand nombre de conducteurs. Les prix se sont stabilisés, les garanties ont rassuré et la fiabilité des batteries ne fait plus débat. Ce marché mûrit et séduit autant les particuliers que les petites entreprises en quête d’une solution économique et durable.

Les acheteurs adoptent aussi une approche plus rationnelle. Plutôt que de viser la dernière génération, beaucoup privilégient des modèles récents, bien entretenus, offrant une autonomie suffisante et une garantie encore active. L’accès à la recharge domestique et la baisse du coût à l’usage viennent aussi rendre l’équation imbattable parfois, face à certains véhicules thermiques. Acheter une voiture électrique d’occasion devient un moyen simple de rouler proprement sans surpayer le neuf, tout en profitant d’un confort de conduite moderne.

Et c’est cette nouvelle dynamique du marché de l’occasion qui traduit une transformation plus large des habitudes. L’automobiliste de 2025 n’achète plus seulement un véhicule, il cherche un équilibre entre prix, autonomie et fiabilité, un compromis qui définit la nouvelle norme de la mobilité électrique. Pour Mob-E, ce tournant confirme bien que l’électrique d’occasion n’est plus un choix alternatif, mais devient le réflexe des conducteurs avertis.

Diagramme positionnant les modèles MG4, Mercedes EQA et Maxus selon le meilleur équilibre entre prix, autonomie et garantie sur le marché de l'occasion 2025.

*Les informations de cet article sont basées sur les données publiques disponibles en 2025. Les dispositifs, montants d’aides et tarifs indiqués peuvent évoluer selon les textes officiels, les régions / la localisation et les fournisseurs.